Apprendre
à mourir.
L’apprentissage
de la mort existe au travers de certaines initiations anciennes.
Les égyptiens de l’antiquité n’avaient
pas peur de la mort. Ils considéraient cette dernière
comme un passage d’une incarnation à l’autre
et profitaient de ce passage pour préparer les meilleures
conditions pour l’incarnation suivante.
Imaginez un peu cela
comme des préparatifs de départ pour une destination
lointaine que vous préparez longuement et soigneusement
afin de vous organiser un agréable voyage. Cela n’a
aucun caractère dramatique en soi.
Le problème est que l’on associe généralement
le départ de ce monde avec toutes les souffrances et agonies
qui précèdent la mort. C’est de la souffrance
et de la déchéance physique dont nous avons peur.
La mort est pourtant le processus qui nous libère de cette
ultime souffrance. C’est donc un moment heureux. Le moment
de la délivrance.
Il se trouve que c’est aussi le moment où le voile
de l’oubli se lève. C’est le moment où
l’on se rend compte de l’importance de l’amour.
Combien de soldats au combat ont senti une énergie très
particulière lorsqu’un de leur frère de combat
est mort dans leurs bras. C’est tout simplement parce qu’ils
été contacté par cette énergie d’apaisement
de la délivrance et des retrouvailles du mort avec l’énergie
d’amour universelle.
Dans le parcours de l’âme qui est immortelle, il existe
différentes fenêtres incarnationnelles qui sont des
bulles temporelles. Dans ces fenêtres le temps se déroule
plus lentement. Cela veut dire qu’à chaque fois que
nous décidons de revenir dans un corps physique de basse
densité pour y accomplir une « mission personnelle
et collective », nous sommes placés dans un espace-temps
ralenti qui nous est imparti pour réaliser cette mission.
Le retour à la
matière est une phase difficile parce que la lourdeur du
processus ralentit beaucoup notre compréhension. La matière
de faible densité nous rend nauséeux, limités
et, il faut bien le dire, peu intelligents.
La mise en place du voile de l’oubli est un traumatisme
pour ceux qui ont encore cette conscience diffuse qu’il
existe autre chose, ailleurs. . Nous savons que la réalité
de la vie ne nous convient pas, nous nous sentons comme des étrangers
dans un monde hostile. C’est la nostalgie de la source divine
et sa vibration d’amour qui nous manque.
Toute notre éducation consistera à nous faire croire
que nous sommes dans l’illusion et que cette nostalgie est
une construction de notre esprit. On ira même plus tard
jusqu’à nous accuser de n’être pas suffisamment
incarnés ou de nous être incarnés à
regrets. Et pour cause !
Ce manque nous invite
inévitablement à rechercher l’amour manquant
chez l’être qui nous porte en son sein. Toute notre
vie sera une quête de cet amour inconditionnel perdu au
moment de la descente dans l’incarnation par des quêtes
illusoires toutes aussi décevantes les unes que les autres
puisque nous ne trouverons jamais sur terre ce que nous avons
laissé avant l’incarnation.
Les psychanalystes, eux aussi réduits dans leurs perceptions
intellectuelles sont encore persuadés que le manque que
nos exprimons est celui de l’état fœtal. C’est
excessivement réducteur ! Si vous saviez comme on est mal
là-dedans : c’est moche, sombre et sale. Le foetus
est imprégné de tous les conflits familiaux, les
malaises de la mère et les crises du couple. Alors franchement,
comparer l’état fœtal avec ce qui se vit de
l’autre côté du voile, est vraiment une erreur
grossière. Mais comment pourraient ils le savoir ?
Dans l’incarnation, nous perdons nos facultés divines
pour nous retrouver dotés de cinq sens très limitants.
Nous supportons très mal la contrainte et les limites gestuelles
du corps. Il est d’ailleurs fréquent que celui-ci
nous fasse souffrir dès la gestation puisque nous sommes
en symbiose avec notre mère qui éprouve des souffrances
physiques ou psychologiques.
Notre fonctionnement cérébral est très limité
sauf cas particuliers. Notre compréhension est généralement
interne aux choses que nous étudions.
A l’inverse, la compréhension dans un état
d’ouverture de conscience est instantanée et globale.
Nous percevons les choses de l’intérieur et de l’extérieur
et sommes capables instantanément de relier cette compréhension
à toutes les autres connaissances qui sont disponibles
dans les annales akashiques. C’est extrêmement frustrant
d’avoir de telles limitations une fois venus au monde.

Je perçois déjà
une première question dans l’esprit du lecteur :
Pourquoi s’impose t-on ces
retours à l’incarnation puisque c’est si désagréable
?
La question est pertinente.
Le créateur est lumière et information, il lui est
donc impossible d’expérimenter la vie dans la matière
et dans la dualité. Ses énergies sont trop subtiles,
il ferait exploser la matière. Il a donc besoin d’envoyer
des émissaires incarnés pour collecter des informations
concernant le fonctionnement de la vie. Et devinez : nous sommes
volontaires ! Non seulement nous sommes volontaires, mais nous
nous sommes précipités en grand nombre en cette
période de fin de cycle pour aller porter secours à
tous les êtres enténébrés de la planète
au risque de nous faire prendre au piège de l’incarnation
et rester prisonniers de la loi du karma. En aidant des personnes
qui sont dans des basses vibrations nous risquons effectivement
de rester prisonniers des ténèbres que seule la
connaissance peut éclairer. Seule la connaissance rend
libre de se libérer de la matière.
Deuxième question
du lecteur :
Cela sous entend que nous n’aurions
qu’une seule volonté une fois nés, ce serait
de mourir ?
En effet, sortir de
la matière revient à mourir sur le plan physique,
mais uniquement sur le plan physique. En clair, lorsque le collecteur
d’information que nous sommes est venu s’installer
dans ses différentes incarnations, ses expériences
duelles l’ont amené à générer
du karma. Le karma est un processus d’apprentissage en double
aveugle. Par exemple, j’expérimente le vol d’autrui
dans une vie. Je me génère donc une vie de personne
à qui on va tout voler pour que je comprenne le résultat
de mon acte. Il ne s’agit en aucun cas d’une punition,
mais simplement d’une volonté d’expérimenter
un aspect de la vie du dehors comme du dedans. Expérimenter
la notion de vol, c’est apprendre à être voleur
et volé, sans quoi l’expérience est incomplète.
Il en est ainsi de tous les aspects de la vie.
Ce n’est qu’au bout d’une multitude d’incarnations
que nous réussissons à être des collecteurs
d’informations utiles pour le créateur. Le problème
est que pour nous rapprocher des énergies divines qui sont
les nôtres, nous devons épurer tous les karmas. Ont
dit aussi régler les dettes karmiques ce qui revient à
expérimenter ou au moins en cette fin de cycle, comprendre
nos actes et y apporter suffisamment de lumière-connaissance
pour ne plus avoir à retourner dans le processus du karma.
C’est la chance qui nous est offerte en 2012 : nettoyer
rapidement tous nos karmas en regardant nos actes non pas dans
un esprit de jugement, mais en nous remerciant d’avoir osé
nous porter volontaires pour effectuer cette mission de collecteurs
d’informations.
La notion de jugement dernier revêt ici une interprétation
erronée, selon moi. Le jugement dernier n’est qu’une
façon de constater que l’expérimentation a
été complète et comprise et ne doit pas être
comprise comme une simpliste comptabilité des bonnes actions
à opposer à la colonne des actes délictueux.
Si les actes sont réalisés, si la compréhension
karmique été correctement faite, alors l’être
est réellement prêt à quitter le cycle des
incarnations récurrentes, qui nous fait dire que l’enfer
est réellement sur terre. L’enfer, c’est le
karma.
Troisième question du lecteur :
Arrivons nous à la fin du
cycle des incarnations ?
Assurément !
La rapidité de compréhension des personnes qui sont
en chemin dans ce travail est époustouflante. Les informations
arrivent très vite pour tous ceux qui sont en quête
actuellement que ce soit dans les séances d’expansion
de conscience ou dans les simple prises de conscience au cours
des entretiens. Même au téléphone, les séances
de travail deviennent de plus en plus puissantes. Les individus
acceptent plus facilement de prendre en charge leur propre guérison
spirituelle. Ils deviennent adultes rapidement dès lors
qu’ils démarrent le processus de recherche des liens
de causes à effets. Je ne suis là que pour les aider
à mettre ces liens en évidence. Ils s’emparent
ensuite de leur propre potentiel de guérison et font leur
chemin face à eux-mêmes. C’est fantastique
! C’est très exactement ce qui nous est demandé
de réaliser pour avancer vers la liberté de choisir
l’ascension planétaire. Les personnes qui ouvrent
leur conscience pourront faire ce choix en conscience.
Quatrième question du lecteur :
Que nous manque
t il pour être prêt ?
Je crois que le plus
difficile pour nos générations occidentales, c’est
d’accepter de lâcher la matière. L’argument
favori des réfractaires c’est de nier l’évidence
du changement à venir, de nier la nature des changements
en cours et d’avancer le fait que nous avons décidé
de nous incarner et qu’il faut donc profiter de la vie.
C’est une notion restrictive puisque nous nous sommes dévoués
pour être utiles à la collectivité. C’est
notre choix d’avoir précisément opté
pour cette incarnation toute particulière pour faire le
grand saut quantique avec le plus grand nombre d’âmes
possible.
Ce qu’il nous manque c’est assurément d’apprendre
à mourir. La religion a dénaturé l’acte
de mourir en le présentant comme une fin, alors qu’il
s’agit d’un passage d’un état à
un autre. Mourir n’est pas une fin, c’est au contraire
le moment de retrouver nos facultés divines sans limitations
matérielles. Le corps n’est qu’un véhicule
qui permet d’aller collecter des informations comme un costume
de scène qui nous permet de jouer une pièce de théâtre.
A la fin du spectacle, on retire le costume pour reprendre le
cours normal de la vie.
Les personnes avec lesquelles je travaille sur ce sujet sont tout
d’abord étonnées que j’aborde ce thème
aussi naturellement. Mais une fois qu’ils ont par eux même
fait l’expérience d’une ou plusieurs vies antérieures
dans lesquelles je développe plus particulièrement
l’approche du processus de la mort, ils finissent par perdre
toutes leurs peurs. L’expérience d’un état
modifié de conscience dans lequel on visite l’entre
deux vies est vraisemblablement l’une des séances
les plus enrichissantes sur le plan spirituel parce qu’elle
permet de ressentir l’énergie de cet état.
On ne peut plus craindre la mort une fois qu’on sait tout
cela. C’est un peu comme rentrer à la maison.
Cinquième question
du lecteur :
N’est
ce pas un encouragement au suicide pour les gens qui sont en difficulté
en ces temps difficiles ?
Certainement pas ! Je
vous rappelle ce que je viens de dire plus haut : la mort n’intervient
que quand le but de l’incarnation a été atteint.
Cela veut dire que la personne a résolu ses problèmes.
Or dans le suicide, la personne décide de choisir la fuite
parce qu’elle n’as pas résolu ses problèmes,
justement.
Ce faisant, elle croit échapper à la douleur. Mais
la douleur existe de l’autre côté du voile.
Tout n’est pas idyllique de l’autre côté.
Lorsqu’une personne met fin à ses jours délibérément
avant d’être libérée de son karma par
la compréhension et l’acceptation, elle se trouve
bloquée entre le plan des vivants et celui des décédés,
dans un temps hors du temps. Il s’agit encore d’une
fenêtre temporelle où l’on se trouve comme
en quarantaine à consommer sa douleur dans un temps infini
ou qui parait infini. Le retour dans l’incarnation suivante
se fera inévitablement avec le problème précédemment
non résolu. Il ne s’agit pas d’une punition,
mais d’une volonté de notre propre âme à
vouloir faire grandir notre être incarné. En sortant
vainqueur de cette difficulté majeure que nous pensions
insurmontable, nous devenons plus forts, plus éclairés.
Notre âme est notre véritable maître. Elle
organise notre parcours dévolution quitte à nous
mettre la tête sous l’eau pour nous amener à
réagir. En résistant à la compréhension
de ce processus, nous nous battons contre nous même. C’est
certainement la leçon la plus difficile à accepter
en tant que mortel.
Dernière question
du lecteur :
Comment peut
on apprendre à mourir ?
Il existe aujourd’hui
des tas de façons d’approcher l’énergie
de ce moment tout particulier.
L’époque de l’utilisation du LSD à titre
expérimental par le docteur Stanislas Grof nous apporté
beaucoup dans le domaine de la psychologie spirituelle.
Dans le même esprit et toujours en relation avec les travaux
de Stan Grof, il y a tout l’arsenal de la respiration holotropique.
Ce travail correctement sécurisé par des équipes
compétentes donne également d’excellents résultats.
J’en ai fait l’expérience à titre privé,
c’est très efficace et libérateur.
J’utilise personnellement le travail en relaxation profonde
sur les personnes qui en font la demande expresse. J’obtiens
des résultats très positifs en quelques séances
avec des personnes qui débutent. En devenant familières
avec le processus de désincarnation, leur attitude face
à la vie devient plus positive. Elles deviennent entreprenantes
et ont une vision de la vie plus claire et plus logique des événements
qui jalonnent leur parcours.
Quelquefois des peurs irrationnelles comme celle de la vue du
sang ou la peur des infirmités disparaissent d’elles
mêmes.